Are you experiencing the impacts of climate change?
The Frontlines Forum seeks community-based experiences with climate change: impacts, opportunities and adaptation strategies. It provides a platform for sharing observations, concerns and innovations.

Climate Frontlines Projects

The team at Climate Frontlines is happy to announce that the project selection process is drawing to a close. The overwhelming number of quality project proposals meant that the selection process was highly competitive. For project applicants who have not yet received any emails, we ask for your kind understanding as we go through the list of over 2,500 proposals. The final list of selected projects will be announced by 21 January 2010.

Climate Frontlines Brochure

Brochure
Climate Frontlines has released a brochure for COP15 which describes both the forum as well as some of the issues and concerns shared by our readers from different communities across the world. Through this brochure Climate Frontlines hopes to increase awareness of the importance of local and indigenous knowledge in the climate change debate. Spanish and French versions of the brochure will be made available as soon as possible.

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Les rituels et la spiritualité comme réponse au changement climatique

17 novembre 2009

Parmi les récents témoignages adressés au Forum, certains mettent en avant la dimension rituelle et spirituelle de l’adaptation au changement climatique.

En 2008, d’abondantes pluies sont tombées durant la saison généralement sèche, au cours de laquelle on prépare le terrain pour pouvoir ensuite le brûler, nous dit Patau Rubis, un Bidayuh de Sarawak, Malaisie (Asie). Rituals

De mauvaises herbes se sont vite répandues sur les exploitations, rendant l’opération de brûlis impossible, ce qui risquait de compromettre une année entière de récoltes. En réponse, un village bidayuh-krokong a tenu Gawae Pinganga, un rituel quasi abandonné, dans le but d’implorer une saison sèche auprès des ‘Pinyanga’, les esprits gardiens du village. La dernière fois que l’on avait demandé l’aide des ‘Pinyanga’, c’était pendant la seconde guerre mondiale et les anciens n’étaient pas sûrs du contenu exact de l’offrande. Peu après 19h, le chef-chamane a appelé les esprits pour leur demander s’ils voulaient bien nous montrer comment ils désiraient que nous conduisions la cérémonie destinée à les ‘ramener parmi nous’. Et ça n’a pas manqué : ils sont venus et nous ont montré. Bien entendu, je n’ai pas pu voir parce que je n’en ai pas la faculté, mais Aturn a tout vu sous forme de flash et nous a décrit exactement ce à quoi les offrandes et l’autel devaient ressembler. La cérémonie a donc eu lieu. Après que le chef-prêtre eut terminé, nous nous sommes assis et nous avons attendu. En moins d’une minute, il y eut un bruit en provenance de l’est et qui ressemblait aux pleurs d’un vieil homme. Il s’agissait d’un oiseau qui survola d’abord le petit autel en tournoyant avant d’exécuter trois fois son vol autour et au-dessus de l’autel principal. En principe, c’est un oiseau nocturne, mais nous étions en plein jour. C’était totalement sidérant !!! L'interprétation qui a été faite de ce présage était « Nous pensions que vous nous aviez oubliés… mais maintenant vous venez… nous sommes heureux. Comme c’est bon que vous soyez venus ». Moins d’une semaine après la cérémonie, les pluies s’interrompirent pendant sept jours.

Fonte de la banquise, érosion accélérée : les villages d'Alaska en danger

9 septembre 2009

Les villages côtiers d'Alaska connaissent un bouleversement considérable sous l'effet de l'érosion causée par un réchauffement sans précédent, lié au changement climatique, explique Sharon McClintock. Une des zones les plus touchées est Shishmaref, un village traditionnel inupiat dans le Détroit de Béring dont la population dépasse à peine 600 habitants. Le village est situé sur l'Ile de Sarichef, une île barrière de la mer des Tchouktches. Autrefois, la mer gelait durant l'automne et formait un blocus de glace le long du rivage, offrant une barrière protectrice contre les tempêtes maritimes. Cette banquise, qui auparavant se formait courant octobre ou novembre, n'est désormais plus aussi solide. Or sans elle, de puissantes vagues peuvent s'abattre sur les berges déjà affaiblies par la fonte du permafrost. La formation tardive de la glace de mer est révélatrice de la hausse des températures de l'océan. La population locale dit de la mer des Tchouktches qu'elle "ne gèle plus comme il faut ou plus assez vite... Si on s'éloigne d'à peine deux miles, on trouve une glace qui ressemble à de la crème avec un aspect foncé et qui s'avère très fine et instable."

En 1973, au cours d'une très forte tempête, neuf mètres de terre disparurent. En 1974, le village connut une tempête majeure au cours de laquelle l'aéroport fut partiellement inondé, ce qui aboutit à la déclaration d'un désastre national. En 1997, une terrible tempête provoqua l'érosion de la rive nord sur une distance de 45 mètres, entraînant le déplacement de 14 foyers. En 2002, cinq foyers supplémentaires furent déplacés. En outre, le logement des enseignants se situe dans une zone précaire près de l'escarpement. Craignant qu'une nouvelle tempête ne les démunisse, des enseignants à la fois expérimentés et très appréciés ont décidé de quitter Shishmaref. Ce fut un préjudice considérable pour la communauté. De la même manière, les lagunes des eaux usées, les routes, l'approvisionnement en eau, les laveries automatiques, l'épicerie locale et les réservoirs de fuel sont menacés de dégradation voire de disparition. La route principale qui mène à l'aéroport et à la décharge a été érodée en divers endroits et la route est désormais dangereusement proche de la mer.