Transformer le climat par la géoingénierie: Quels avantages? Quels impacts?

¿Cambiar el clima mediante la geoingenieria?: ¿Que beneficios? ¿Qué impactos?

Geoengineering: What benefits? What impacts?

Introduction

Alors que les impacts des changements climatiques deviennent plus apparents et que les négociations mondiales en vue d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre se sont prolongées, avons-nous suffisamment pris en compte les actions qui complètent les réductions des émissions de carbone, telle que la transformation du climat par l'ingénierie ou la géoingénierie? La géoingénierie se réfère aux interventions délibérées, à grande échelle, dans le système climatique de la Terre afin de modérer le réchauffement climatique.

Les gains potentiels de l'utilisation de la géoingénierie pour ralentir ou contenir les impacts des changements climatiques l'emportent-ils sur les éventuels impacts négatifs sur la population et la biodiversité?

Les peuples autochtones et les communautés locales (CAL) appellent à une action urgente pour endiguer la crise mondiale des changements climatiques, mais ils ont également exprimé leurs préoccupations face à l’attention croissante accordée aux «solutions» telle que la géoingénierie. La Déclaration d’Anchorage du sommet de 2009 des peuples autochtones sur les changements climatiques déclare:

Nous sommons les États d'abandonner les fausses solutions aux changements climatiques qui influent négativement sur les droits, les terres, l'air, les océans, les forêts, les territoires et les eaux des peuples autochtones. Il s'agit notamment de l'énergie nucléaire, des grands barrages, des techniques de géoingénierie, du «charbon propre», des agro-carburants, des plantations et des mécanismes de marché tels que le commerce du carbone, le Mécanisme de Développement Propre, et la compensation par la forêt.

D'autre part, lors d'une réunion d'experts de l'UNESCO en 2010 sur la géoingénierie, certains représentants des Petits États insulaires comme Liz Thompson, l'ancienne ministre de l'Énergie et de l'Environnement de la Barbade, ont abordé la question directement en se demandant s’il fallait discuter du choix à faire entre l’atténuation et la géoingénierie ou plutôt adopter une approche combinant les deux. Tout en soulevant la question de la participation des Petits États insulaires dans ce débat, elle a également demandé que davantage d'informations sur la géoingénierie soient fournies.

Dans un article récent du New York Times intitulé «La géoingénierie peut aider à sauver la planète»l'écologiste Thomas Lovejoy a dit: « La puissance de la restauration des écosystèmes pour réduire le dioxyde de carbone atmosphérique et éviter les changements climatiques perturbateurs est grande, mais insuffisante. Nous avons également besoin d'utiliser des moyens non biologiques pour réduire le carbone atmosphérique... Il est de notre propre intérêt de nous gérer, et de le faire également pour la planète et son système climatique de manière intégrée. Nous pouvons le faire, et il y a une abondance de possibilités économiques à le faire, mais la fenêtre d'opportunités se referme rapidement. »

À la 10ème séance de la Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), les gouvernements ont adopté une décision visant à

compiler et synthétiser des informations scientifiques disponibles, des avis et des expériences de communautés autochtones et locales ainsi que des autres intervenants, sur les impacts possibles des techniques de géoingénierie sur la biodiversité et les considérations sociales, économiques et culturelles associées, ainsi que des options sur les définitions et interprétations liées au climat et à la géoingénierie pertinentes à la Convention sur la Diversité Biologique. (COP 10, Décision X/33, Para 9(l))

En collaboration avec le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), Climate Frontlines lance une discussion sur les techniques de géoingénierie et leurs impacts potentiels afin de comprendre les opinions et les expériences des communautés autochtones et locales ainsi que celles des autres intervenants. Ces discussions donneront également l'occasion pour les peuples autochtones et les communautés locales d’examiner des questions supplémentaires, telle que la gouvernance de la recherche sur la géoingénierie.

Nous proposons une série de textes sur les sujets suivants:

Les participants peuvent aussi proposer d'autres questions à considérer dans cette discussion en écrivant à peoples@climatefrontlines.org.

Tout le monde est invité à participer aux discussions. Si vous écrivez en tant que membre d'une communauté autochtone ou locale, faites-le nous savoir! Votre contribution sera reflétée dans le processus de consultation de la CDB.

Vos analyses et commentaires seront compilés et un premier résumé des discussions sera disponible d’ici le 16 février 2012. Un document des principaux messages qui ressortent de ces discussions alimentera les débats de la 16ème réunion de l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (SBSTTA-16) sous le point de l’ordre du jour : biodiversité et changements climatiques.

Vous pouvez réagir en laissant des commentaires dans l'espace prévu ci-dessous ou en envoyant vos commentaires à peoples@climatefrontlines.orgou encore en vous connectant à notre Page Facebook sur ce thème. Pour commencer, allez à www.climatefrontlines.org ou inscrivez-vous à notre Page Facebook «Transformer le climat par la géoingénierie ? Quels avantages ? Quels impacts ?»

Table des matières

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Geo_ingénierie

La nature a ses lois, ses normes et son mode et rythme de fonctionnement. Les changements climatiques ne sont pas un fait nouveau. Ils procèdent du fonctionnement normal et de la dynamique de la nature, des écosystèmes vu leur structures et leurs contextes avec les régulations naturelles correspondantes sans grands bouleversements. Mais les changements climatiques auxquels nous assistons de nos jours résultent des agressions énormes anthropiques voulues( vous le savez tous). Les auteurs de ces agressions identifiés comme tels ont été invités à mettre les moyens à la corrections de ces effets, mais vous connaissez la suite. Mais pendant que ce bout du tunnel n'est pas encore connu, une autre inconnue est en train d'être imposée à l'humanité par une poignée de personnes mues par des raisons non ou peu transparentes. Aussi, les protocoles de ces initiatives de géo-ingénierie n'ont-ils pas reçus ni l'adhésion, ni la caution des victimes supposées des changements climatiques. Même si les changements climatiques constituent des problèmes, cette solution de géo-ingénierie paraissent non indiquées.
Nous sommes curieux savoir:
- A qui profitent réellement la géo-ingénierie?
- Qui financent ces initiatives de géo-ingénierie?
- Combien a-t-on déjà investi dans ces genres de recherches?
- Ces financements peuvent-ils pas servir à faire autre choses pour lutter autrement contre les changements climatiques sans créer d'autres préjudices à l'humanité?
- Pourquoi ne peut-on pas d'abord corriger les dégâts déjà causés par les auteurs des hautes pollutions qui sont à la base des changements climatiques?
- Y a t-il dans le monde une autorité qui régule les recherches ? Toutes les recherches sont-elles ?
bénéfiques pour l'humanité?
Par rapport à ce sujet, La Déclaration d’Anchorage du sommet de 2009 des peuples autochtones sur les changements climatiques que nous soutenons entièrement, reste encore d'actualité comme si elle était faite aujourd'hui.
Nous saluons aussi la décision de la COP10 sur diversité biologique et les changements climatiques.
Nous refusons d'assister impuissants face à des fabricants et planificateurs d'illusions et de catastrophes car comme le dit Albert Einstein: " le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux les regardent sans rien faire".
Nos communautés autochtones et locales ne comprennent absolument rien de la géo-ingénierie, n'en sont ni demandeurs, ni associées .Quels profits durables en tireront-ils?
Les communautés locales sont dotées de connaissances nécessaires pour mieux conserver la diversité biologique et trouver les solutions nécessaires pour s'adapter aux changements climatiques. Les exemples existent et crèvent l'oeil. Mais malheureusement, on tient très peu compte de ces initiatives simples, peu coûteuses des communautés autochtones et locales.
Nous demandons à la commission de sécurité de l'ONU de prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces velléités d'apprentis sorciers aux intérêts égoïstes au détriment de l'intérêt général.
Patrice SAGBO
Communautés locales
République du Bénin

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